samedi 18 septembre 2010
prime et sous-prime
J'ai découvert le livre de Paul Jorion: "La crise du capitalisme américain". Il a écrit ce livre en 2005, explique le risque majeur que présente l'immobilier aux Etats-Unis, prévoit donc ce qui s'est passé deux ans plus tard. Pour ceux qui désirent comprendre ce que signifie "prime" et "subprime" et comment s'est produit l'enchainement infernal de cette "crise", il s'agit d'un ouvrage de référence.
vendredi 17 septembre 2010
imperturbable perception
Penser, songer, voilà l'activité diurne. Penser de son propre fait ou monopolisé par une lecture, une rédaction, un discours, un spectacle, un jeu, occupe tout notre temps.
Ecouter, voir, sentir , trois activités concurrentes, tendues vers l'évènement, qui monopolisent notre attention
La pensée et les perceptions se déroulent de concert. La pensée ne peut être débranchée, non plus que la perception.
Cependant bien que les deux se déroulent simultanément, le curseur peut se trouver renforcé d'un côté plutôt que de l'autre.
Une réflexion très concentrée peut m'abstraire en partie des signaux que m'adresse le monde autour de moi. Inversement, un paysage d'une beauté intense est capable de m'inonder de sensations, sans que je puisse penser à quoique ce soit de précis.
Il est vrai que beauté et sensations ne sont déjà plus perception. Dans ce cas il est plus juste de dire que le curseur voyage entre pensée pure et sensation pure alors que la perception continue son œuvre, imperturbablement.
Ecouter, voir, sentir , trois activités concurrentes, tendues vers l'évènement, qui monopolisent notre attention
La pensée et les perceptions se déroulent de concert. La pensée ne peut être débranchée, non plus que la perception.
Cependant bien que les deux se déroulent simultanément, le curseur peut se trouver renforcé d'un côté plutôt que de l'autre.
Une réflexion très concentrée peut m'abstraire en partie des signaux que m'adresse le monde autour de moi. Inversement, un paysage d'une beauté intense est capable de m'inonder de sensations, sans que je puisse penser à quoique ce soit de précis.
Il est vrai que beauté et sensations ne sont déjà plus perception. Dans ce cas il est plus juste de dire que le curseur voyage entre pensée pure et sensation pure alors que la perception continue son œuvre, imperturbablement.
mercredi 15 septembre 2010
mouvement ou changement
Je regarde par la fenêtre le jardin. Une colombe se pose sur une branche de sapin.
Colombe, branche, sapin : je calque déjà beaucoup de connaissance sur cette scène. Plus simplement puis-je constater : quelque chose bouge dans cette scène, puis quelque chose a bougé.
Encore plus immédiatement : quelque chose change. Ce qui nous est donné par la conscience c'est cette faculté de différentiation. Pareil, pas pareil voilà ce que nous disent nos sens. Ce type d'évènement nous est transmis quelque soit le sens affecté, il ne s'attache pas précisément à l'espace. Lorsque j'entends un son subitement, c'est parce que je ne l'entendais pas avant qu'il m'apparaît.
Si j'ai subitement mal quelque part c'est également la différence que je note.
La détection des différences fait partie de notre instinct.
Colombe, branche, sapin : je calque déjà beaucoup de connaissance sur cette scène. Plus simplement puis-je constater : quelque chose bouge dans cette scène, puis quelque chose a bougé.
Encore plus immédiatement : quelque chose change. Ce qui nous est donné par la conscience c'est cette faculté de différentiation. Pareil, pas pareil voilà ce que nous disent nos sens. Ce type d'évènement nous est transmis quelque soit le sens affecté, il ne s'attache pas précisément à l'espace. Lorsque j'entends un son subitement, c'est parce que je ne l'entendais pas avant qu'il m'apparaît.
Si j'ai subitement mal quelque part c'est également la différence que je note.
La détection des différences fait partie de notre instinct.
lundi 13 septembre 2010
mouvement
Comment pourrions nous, par la perception, détecter un mouvement s'il n'y avait pas mémorisation ? Ou bien la mémoire enregistre-t-elle seulement le fait du mouvement ?
La conscience admet par intuition que quelque chose bouge dans notre champ perceptif.
Cette donnée se vérifie autant visuellement que par le toucher ou l'audition.
Si la perception était "photographique", instantanée, ces mouvements ne seraient détectés que par une analyse de ces instants, par une reconstitution. Une autre fonction que la conscience immédiate serait alors nécessaire, mais le mouvement se donne à nous instinctivement et la question reste posée : est ce que la mémoire entre en jeu?
A l'opposé, ce n'est pas parce qu'aucune sensation de mobilité du corps ne nous affecte que nous sommes immobiles: tout dépend du référentiel, par exemple la terre à l'équateur, et tout se qui s'y trouve, tourne à 1600 km/h. La système solaire tourne à 700000 km/h dans la voie lactée...
La conscience admet par intuition que quelque chose bouge dans notre champ perceptif.
Cette donnée se vérifie autant visuellement que par le toucher ou l'audition.
Si la perception était "photographique", instantanée, ces mouvements ne seraient détectés que par une analyse de ces instants, par une reconstitution. Une autre fonction que la conscience immédiate serait alors nécessaire, mais le mouvement se donne à nous instinctivement et la question reste posée : est ce que la mémoire entre en jeu?
A l'opposé, ce n'est pas parce qu'aucune sensation de mobilité du corps ne nous affecte que nous sommes immobiles: tout dépend du référentiel, par exemple la terre à l'équateur, et tout se qui s'y trouve, tourne à 1600 km/h. La système solaire tourne à 700000 km/h dans la voie lactée...
dimanche 12 septembre 2010
chronique d'une appendicite
Tout ce qui suit s'est passé dans le même hôpital que pour chronique d'un calcul
Le 17 Août, après un bon repas, douleurs à la digestion. Le lendemain la douleur augmente à tel point que je pense qu'il s'agit d'un nouveau calcul. J'appelle mon généraliste qui me dit d'aller aux urgences: je m'exécute.
Là on me demande d'attendre. Le réceptionniste traite chaque arrivée de la même manière, complètement détaché. Au bout d'une demi heure je suis pris en charge. Une perfusion, un anti douleur, une heure plus tard la douleur est identique.
A la palpation le médecin ne pense pas à un calcul mais à une appendicite, un autre anti douleur est passé en perfusion, qui montre plus d'efficacité, puis j'attends le scanner : une heure d'attente.
Après le scanner je remonte, trois quart d'heure d'attente puis le médecin revient m'informant qu'on voit des "stercolithes" dans l'appendice, des cailloux pour faire simple. L'analyse biochimique indique quelques leucocytes montrant un léger signe d'infection. "C'est pas clair votre affaire" me dit-il.
Un autre médecin prends le relais un quart d'heure plus tard : "vous allez sortir et prendre rendez vous avec un chirurgien".
A la sortie un autre réceptionniste, qui me donne une ordonnance avec des anti-douleurs et un rendez vous deux jours après avec un chirurgien du même hôpital.
Pendant deux jours la douleur reste tapie dans mon abdomen, amoindrie par les médicaments.
Le vendredi la secrétaire me demande lorsque j'arrive au rendez vous d'aller chercher l'image du scanner "c'est au bout du couloir à gauche". Là un panneau "aujourd'hui le secrétariat ferme à 16h30", il est 17h...
Le chirurgien , après m'avoir fait entrer, va donc chercher l'image scanner. Il conclut qu'il faut m'opérer, sans coelioscopie, impossible dans ce cas. Je réclame une opération rapide, il obtient un créneau pour le lundi 23, donc 5 jours après les premiers symptômes.
Opéré le lundi 23 Août matin à 11h , après une heure d'attente sur le brancard nu sous un drap devant le bloc, avec derrière moi un enfant qui pleure par peur de son opération des végétations, je ne reverrai un médecin que le lendemain matin, le chirurgien le lendemain soir. Il me dit qu'il n'aurait pas fallu attendre plus, il y avait du pus sur l'appendice, et qu'il était un peu nécrosé...
Dans la chambre ( je n'aurai une chambre individuelle que le surlendemain ), un opéré de la prostate qui se fait appeler au téléphone jusqu'à 23h30.
Six jours avec douleurs, surtout dues à la reprise du transit, avec des nuits calamiteuses : une fois j'entends une femme gémir et crier au secours pendant une demi-heure , c'est moi qui appelle l'infirmier de garde pour lui dire, il me répond :"elle est un peu agitée la petite dame".
Le lendemain c'est une cadre de l'hôpital qui le remplace, il a du se faire remonter les bretelles. Je vois le chirurgien tous les deux jours pendant 2mn.
Six jours plus tard, le samedi, l'infirmière me refait mon pansement puis la secrétaire m'amène les papiers : un arrêt de travail de 15j. "Vous ne me donnez pas d'ordonnances ? Il ne faut pas refaire les pansements ?" Réponse : non pas d'ordonnance, vous revenez Mercredi pour enlever les fils. J'insiste pour avoir un anti-douleur : résultat une ordonnance de Dafalgan.
Le Mercredi, retour à l'hôpital, le pansement date de quatre jours, la cicatrice est rouge et gonflée. Un liquide s'écoule lorsque qu'elle presse la cicatrice : de la lymphe, un peu rouge. L'infirmière n'enlève pas les fils et met une mèche : "ce n'est pas une infection c'est une inflammation". Il faut revenir chaque jours me dit elle pour changer la mèche. Je ne peux pas beaucoup marcher, c'est une amie qui me véhicule chaque jour. J'insiste pour revoir le chirurgien.
Le Vendredi le chirurgien constate un abcès, et me fait une ordonnance pour qu'une infirmière me refasse le pansement tous les jours jusqu'à cicatrisation.
Le vendredi suivant, la situation n'a pas beaucoup évolué, visite au chirurgien et pansements et mèches toute la semaine. L'arrêt de travail est prolongé d'une semaine.
Dois-je en vouloir à quelqu'un ? je n'en suis pas certain tellement est implanté en nous le réflexe de trouver à toutes occasions un responsable à nos maux. J'ai cherché "stercolithe" sur Internet et trouvé des papiers scientifiques évoquant une "pseudo appendicite", idée selon laquelle cela ne conduisait pas forcément à une opération. Toutefois il me semble que le principe de précaution devrait imposer l'intervention en urgence dans ce cas...
Nous sommes le 12 Septembre et j'espère que cette cicatrice va se refermer bientôt pour recouvrer ma liberté de bien-portant !
Le 17 Août, après un bon repas, douleurs à la digestion. Le lendemain la douleur augmente à tel point que je pense qu'il s'agit d'un nouveau calcul. J'appelle mon généraliste qui me dit d'aller aux urgences: je m'exécute.
Là on me demande d'attendre. Le réceptionniste traite chaque arrivée de la même manière, complètement détaché. Au bout d'une demi heure je suis pris en charge. Une perfusion, un anti douleur, une heure plus tard la douleur est identique.
A la palpation le médecin ne pense pas à un calcul mais à une appendicite, un autre anti douleur est passé en perfusion, qui montre plus d'efficacité, puis j'attends le scanner : une heure d'attente.
Après le scanner je remonte, trois quart d'heure d'attente puis le médecin revient m'informant qu'on voit des "stercolithes" dans l'appendice, des cailloux pour faire simple. L'analyse biochimique indique quelques leucocytes montrant un léger signe d'infection. "C'est pas clair votre affaire" me dit-il.
Un autre médecin prends le relais un quart d'heure plus tard : "vous allez sortir et prendre rendez vous avec un chirurgien".
A la sortie un autre réceptionniste, qui me donne une ordonnance avec des anti-douleurs et un rendez vous deux jours après avec un chirurgien du même hôpital.
Pendant deux jours la douleur reste tapie dans mon abdomen, amoindrie par les médicaments.
Le vendredi la secrétaire me demande lorsque j'arrive au rendez vous d'aller chercher l'image du scanner "c'est au bout du couloir à gauche". Là un panneau "aujourd'hui le secrétariat ferme à 16h30", il est 17h...
Le chirurgien , après m'avoir fait entrer, va donc chercher l'image scanner. Il conclut qu'il faut m'opérer, sans coelioscopie, impossible dans ce cas. Je réclame une opération rapide, il obtient un créneau pour le lundi 23, donc 5 jours après les premiers symptômes.
Opéré le lundi 23 Août matin à 11h , après une heure d'attente sur le brancard nu sous un drap devant le bloc, avec derrière moi un enfant qui pleure par peur de son opération des végétations, je ne reverrai un médecin que le lendemain matin, le chirurgien le lendemain soir. Il me dit qu'il n'aurait pas fallu attendre plus, il y avait du pus sur l'appendice, et qu'il était un peu nécrosé...
Dans la chambre ( je n'aurai une chambre individuelle que le surlendemain ), un opéré de la prostate qui se fait appeler au téléphone jusqu'à 23h30.
Six jours avec douleurs, surtout dues à la reprise du transit, avec des nuits calamiteuses : une fois j'entends une femme gémir et crier au secours pendant une demi-heure , c'est moi qui appelle l'infirmier de garde pour lui dire, il me répond :"elle est un peu agitée la petite dame".
Le lendemain c'est une cadre de l'hôpital qui le remplace, il a du se faire remonter les bretelles. Je vois le chirurgien tous les deux jours pendant 2mn.
Six jours plus tard, le samedi, l'infirmière me refait mon pansement puis la secrétaire m'amène les papiers : un arrêt de travail de 15j. "Vous ne me donnez pas d'ordonnances ? Il ne faut pas refaire les pansements ?" Réponse : non pas d'ordonnance, vous revenez Mercredi pour enlever les fils. J'insiste pour avoir un anti-douleur : résultat une ordonnance de Dafalgan.
Le Mercredi, retour à l'hôpital, le pansement date de quatre jours, la cicatrice est rouge et gonflée. Un liquide s'écoule lorsque qu'elle presse la cicatrice : de la lymphe, un peu rouge. L'infirmière n'enlève pas les fils et met une mèche : "ce n'est pas une infection c'est une inflammation". Il faut revenir chaque jours me dit elle pour changer la mèche. Je ne peux pas beaucoup marcher, c'est une amie qui me véhicule chaque jour. J'insiste pour revoir le chirurgien.
Le Vendredi le chirurgien constate un abcès, et me fait une ordonnance pour qu'une infirmière me refasse le pansement tous les jours jusqu'à cicatrisation.
Le vendredi suivant, la situation n'a pas beaucoup évolué, visite au chirurgien et pansements et mèches toute la semaine. L'arrêt de travail est prolongé d'une semaine.
Dois-je en vouloir à quelqu'un ? je n'en suis pas certain tellement est implanté en nous le réflexe de trouver à toutes occasions un responsable à nos maux. J'ai cherché "stercolithe" sur Internet et trouvé des papiers scientifiques évoquant une "pseudo appendicite", idée selon laquelle cela ne conduisait pas forcément à une opération. Toutefois il me semble que le principe de précaution devrait imposer l'intervention en urgence dans ce cas...
Nous sommes le 12 Septembre et j'espère que cette cicatrice va se refermer bientôt pour recouvrer ma liberté de bien-portant !
samedi 11 septembre 2010
lire à bâton rompus
Descartes, pour illustrer les illusions des sens, nous donne cet exemple du bâton à moitié plongé dans l'eau qui ne parait plus rectiligne.
Il sert de support à cette conclusion que les sens ne seraient pas fiables puisque transformant la réalité, le bâton réellement restant droit malgré les apparences.
Mais ce qu'un sens affirme, comme la vue, un autre sens peut le confirmer, comme le toucher. Si sur ce bâton je passe la main, je confirme bien qu'il est resté droit.
Si je vois le coucou sortir de l'horloge à 10 heures, non seulement je le vois mais j'entends l'horloge sonner, et je peux également si je suis à proximité le toucher.
La réalité perçue peut être mise à l'épreuve grâce à la multiplicité des sens en éveil.
Nous sens de nouveau nous trompent lorsqu'ils nous font croire qu'une étoile
brille aujourd'hui alors qu'elle est éteinte depuis des lustres. La vision d'étoiles très lointaine par les télescopes modernes permet de savoir ce qui s'est passé il y a des milliers d'années, la lumière de ces événements passés ne nous parvenant qu'avec un grand décalage dans le temps. Les autres sens n'offre aucune aide pour sortir de cette illusion, c'est la science, qui a découvert à quelle vitesse voyageait la lumière, qui nous informe de ce décalage.
Ce que les yeux voient , ce que les oreilles entendent doit être corrigé par l'intelligence. Lire un article ou un livre, écouter l'avis d'un politique, nous expose aux même illusions, nous croyons atteindre la vérité médiatement, sans vérifier, par confiance naturelle ou par paresse. Quand ce que nous lisons s'accorde avec nos préjugés, ou avec notre famille politique, une pente naturelle aspire à le valider d'office. Acquiescer a priori nous évite une difficile analyse en sortie de laquelle nous risquons de diverger, de nous opposer, et de nous retrouver seul. La grégarité agit comme une force qui endort l'esprit.
Comment disait Kant il faut "sortir de l'esprit de minorité" et ne plus absorber l'information comme des enfants.
Ce que les yeux voient , ce que les oreilles entendent doit être corrigé par l'intelligence. Lire un article ou un livre, écouter l'avis d'un politique, nous expose aux même illusions, nous croyons atteindre la vérité médiatement, sans vérifier, par confiance naturelle ou par paresse. Quand ce que nous lisons s'accorde avec nos préjugés, ou avec notre famille politique, une pente naturelle aspire à le valider d'office. Acquiescer a priori nous évite une difficile analyse en sortie de laquelle nous risquons de diverger, de nous opposer, et de nous retrouver seul. La grégarité agit comme une force qui endort l'esprit.
Comment disait Kant il faut "sortir de l'esprit de minorité" et ne plus absorber l'information comme des enfants.
vendredi 10 septembre 2010
programmation
Une graine peut être conservée des centaines d'années avant d'être plantée. Son principe actif demeure. Peut être d'ailleurs que le principe actif se situe ailleurs que dans la graine, celle ci pourrait se trouver simplement référencée ailleurs comme "graine de ...". Mais où ? dans la grande machinerie du vivant qui attribue à chaque organisme ses propriétés, ses attributs.
Contrairement à la compréhension commune du vivant pour laquelle tout organisme embarque "en puissance" ses fonctions propres, comme on le voit aussi en informatique en programmation objet, le vivant pourrait procéder totalement différemment, du "dehors" de la chose.
Contrairement à la compréhension commune du vivant pour laquelle tout organisme embarque "en puissance" ses fonctions propres, comme on le voit aussi en informatique en programmation objet, le vivant pourrait procéder totalement différemment, du "dehors" de la chose.
jeudi 9 septembre 2010
capital et travail
Le débat actuel sur les retraites se résume à la question de la répartition de la valeur ajoutée entre capital et travail.
La réforme de 2003 devait régler le problème démographique, celle de 2010 doit répondre à la crise et à la hausse du chômage.
Doit on considérer que seuls les salariés doivent financer les recettes manquantes dues au chômage dont ils sont les premières victimes ?
Non ce d'ailleurs n'est pas ce que dit le gouvernement qui prévoit de taxer les "riches" c'est à dire les salaires de plus de 11000 euros.
Cette mesure ne rapporterait que quelques centaines de millions d'euros, et surtout Elle ne change pas le curseur entre revenus du capital et revenus du travail...
La réforme de 2003 devait régler le problème démographique, celle de 2010 doit répondre à la crise et à la hausse du chômage.
Doit on considérer que seuls les salariés doivent financer les recettes manquantes dues au chômage dont ils sont les premières victimes ?
Non ce d'ailleurs n'est pas ce que dit le gouvernement qui prévoit de taxer les "riches" c'est à dire les salaires de plus de 11000 euros.
Cette mesure ne rapporterait que quelques centaines de millions d'euros, et surtout Elle ne change pas le curseur entre revenus du capital et revenus du travail...
mardi 7 septembre 2010
hypermétamorphoses
Le sitaris est un insecte extraordinaire. Il pond ses oeufs dans des galeries habitées par des sortes d'abeilles. Lorsque les larves, d'une taille d'un millimètre environ, sortent, elles attendent sept mois la sortie d'une abeille mâle ( qui sort la première), pour s'accrocher à ses poils à l'aide de ses pattes crochues.
La larve attend ensuite quatre semaine sur le mâle l'accouplement pour changer de cavalier et sauter sur la femelle.
Puis lorsque la femelle pond, elle saute sur l'oeuf et se retrouve enfermée dans une cellule de la ruche, arcboutée sur son vaisseau flottant sur le miel.
Là elle découpe l'oeuf et le mange. Après avoir doublé de taille la larve s'ouvre alors sur le dos et laisse la place à une nouvelle forme qui sort de cette coquille et qui tombe sur le miel.
Cette nouvelle larve va manger du miel jusqu'à mesurer 12mm. Une autre transformation a alors lieu : une pseudo-nymphe surgit de l'enveloppe précédente, qui donnera elle même une autre larve... puis un insecte !!!
Au final cet insecte ne vit que pour se gaver dans une cellule puis mourir très peu de temps après la reproduction.
Pour plus de détails :
http://www.e-fabre.com/e-texts/souvenirs_entomologiques/sitaris.htm
http://www.cosmovisions.com/insectesMetamorphose.htm
lundi 6 septembre 2010
Le doigt dans l'oeil
Bergson dans "l'évolution créatrice" critique le Darwinisme, comme incapable de rendre compte de la formation d'organes complexes identiques sur des lignes indépendantes de développement. Il prend pour exemple de tel organe l'œil, que l'on retrouve aussi bien sur des mollusques ( invertébrés ) que sur des vertébrés.
Il appelle à la rescousse le néo-Lamarckisme pour conclure que c'est un "effort" de l'espèce qui amène ce type d'évolution.
Pour lui les mutations ne peuvent être seulement le fait du hasard .
Malheureusement ce raisonnement est faux, car reposant sur une classification du vivant erronée.
Le nouveau classement phylogénétique classe le vivant différemment de ce qu'avait proposé Linné mettant à mal la séparation vertébrés / invertébrés.
En particulier au sujet de l'oeil : ( cf http://fr.wikipedia.org/wiki/%C5%92il )
"Cependant la découverte de l'existence du gène Pax6, conservé dans tout le règne animal et contrôlant le développement des yeux, a récemment remis en cause cette idée, suggérant une monophylie de l'œil. On considère aujourd'hui qu'un œil primitif composé de quelques cellules s'est développé de manière unique dans le règne animal, et se serait ensuite diversifié au cours du Cambrien pour former au moins 40 fois indépendamment des structures capables de former des images[4]."
Il appelle à la rescousse le néo-Lamarckisme pour conclure que c'est un "effort" de l'espèce qui amène ce type d'évolution.
Pour lui les mutations ne peuvent être seulement le fait du hasard .
Malheureusement ce raisonnement est faux, car reposant sur une classification du vivant erronée.
Le nouveau classement phylogénétique classe le vivant différemment de ce qu'avait proposé Linné mettant à mal la séparation vertébrés / invertébrés.
En particulier au sujet de l'oeil : ( cf http://fr.wikipedia.org/wiki/%C5%92il )
"Cependant la découverte de l'existence du gène Pax6, conservé dans tout le règne animal et contrôlant le développement des yeux, a récemment remis en cause cette idée, suggérant une monophylie de l'œil. On considère aujourd'hui qu'un œil primitif composé de quelques cellules s'est développé de manière unique dans le règne animal, et se serait ensuite diversifié au cours du Cambrien pour former au moins 40 fois indépendamment des structures capables de former des images[4]."
dimanche 5 septembre 2010
perception
Rien n'est plus familier que la perception. Ce que rapportent nos sens nous baigne dans la réalité. Pourtant rêver nous donne l'illusion de la réalité, l'illusion des sens. Nous pouvons très aisément reproduire virtuellement l'expérience de la perception dans le rêve. Un peu comme si cette activité perceptive ne pouvait s'interrompre.
Dans le rêve cette perception se double : d'une part elle s'insère dans la narration du rêve, d'autre part l'ouie, le toucher, l'odorat continuent au ralenti de m'informer sur ce qui m'entoure.
Si je sens en dormant une odeur de brulé, mon rêve saura insérer logiquement un incendie dans l'histoire. Incendie inexistant dans la réalité non rêvée.
Inversement lorsque mes sens en éveil m'abreuvent d'évènement, je peux y mêler souvenir et imagination, interférant alors avec le rée.
Tout ce passe comme si deux réalités coexistaient : une dont les éveillés peuvent témoigner et inconnue du rêveur, l'autre dont seul le rêveur est "conscient" et dont les éveillés sont ignorants.
Seule la deuxième persiste, jamais les rêves n'offrent de continuité.
Si je me réveille lorsque je construisais en rêve un château, nulle chance pour que je puisse reprendre la construction au même point la nuit suivante.
Dans le rêve cette perception se double : d'une part elle s'insère dans la narration du rêve, d'autre part l'ouie, le toucher, l'odorat continuent au ralenti de m'informer sur ce qui m'entoure.
Si je sens en dormant une odeur de brulé, mon rêve saura insérer logiquement un incendie dans l'histoire. Incendie inexistant dans la réalité non rêvée.
Inversement lorsque mes sens en éveil m'abreuvent d'évènement, je peux y mêler souvenir et imagination, interférant alors avec le rée.
Tout ce passe comme si deux réalités coexistaient : une dont les éveillés peuvent témoigner et inconnue du rêveur, l'autre dont seul le rêveur est "conscient" et dont les éveillés sont ignorants.
Seule la deuxième persiste, jamais les rêves n'offrent de continuité.
Si je me réveille lorsque je construisais en rêve un château, nulle chance pour que je puisse reprendre la construction au même point la nuit suivante.
jeudi 22 juillet 2010
rom à Paris
Puisqu'il est beaucoup question des roms dans l'actualité, je vais apporter mon point de vue. A vélizy quelques dizaines de caravanes ont pris place sur le parterre sur lequel se préparent les travaux du tramway.
Ils décapsulent les bornes d'eau destinées à la lutte contre l'incendie et se servent selon leurs besoins.
J'ai remarqué que les caravanes sont souvent estampillées "grand luxe". Les voitures sont des Mercedes 4x4 de facture récente.
L'autre jour une Ferrari rouge flambant neuf monte sur le parterre pour se garer avec les autres. Depuis elle est recouverte d'une bâche et se trouve au milieu du camp.
Je vais sortir du discours politiquement correct. Seules des activités de truands rapportent assez d'argent pour parader avec de telles voitures.
Si des truands qui ont des Ferrari et des Mercedes peuvent tirer de l'eau sans payer de facture et s'installer sur des emplacement interdits au milieu de chantiers en toute impunité, il ne faut pas s'étonner si les gens du voyage n'ont pas bonne presse.
Vive la liberté, et vive la loi.
Ils décapsulent les bornes d'eau destinées à la lutte contre l'incendie et se servent selon leurs besoins.
J'ai remarqué que les caravanes sont souvent estampillées "grand luxe". Les voitures sont des Mercedes 4x4 de facture récente.
L'autre jour une Ferrari rouge flambant neuf monte sur le parterre pour se garer avec les autres. Depuis elle est recouverte d'une bâche et se trouve au milieu du camp.
Je vais sortir du discours politiquement correct. Seules des activités de truands rapportent assez d'argent pour parader avec de telles voitures.
Si des truands qui ont des Ferrari et des Mercedes peuvent tirer de l'eau sans payer de facture et s'installer sur des emplacement interdits au milieu de chantiers en toute impunité, il ne faut pas s'étonner si les gens du voyage n'ont pas bonne presse.
Vive la liberté, et vive la loi.
mercredi 21 juillet 2010
mon oeil
Est ce que voir l'organe de la vue, c'est à dire étudier la vue avec la vue, nous apprend tout ?
Regarder un oeil, un cristallin, une rétine au microscope ou bien au scanner peut-il nous renseigner sur l'image transmise au cerveau.
Bref ces couleurs, ces distances, ces formes, ces éclats que je vois, l'étude des organes ne peut guère en faire ressortir l'essence.
Est ce que penser l'organe de la pensée, peut nous donner une idée de ce qui construit une idée, un raisonnement ?
J'ai bien peur que non.
Regarder un oeil, un cristallin, une rétine au microscope ou bien au scanner peut-il nous renseigner sur l'image transmise au cerveau.
Bref ces couleurs, ces distances, ces formes, ces éclats que je vois, l'étude des organes ne peut guère en faire ressortir l'essence.
Est ce que penser l'organe de la pensée, peut nous donner une idée de ce qui construit une idée, un raisonnement ?
J'ai bien peur que non.
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