jeudi 6 mai 2010

plats de nouilles

Les banques françaises sont les plus engagées en Grèce avec des créances de 53 milliards d'euros. La BNP à elle seule totalise 5 milliards exposés.
Son bénéfice trimestriel est de 2,28 milliards d'euros, sur la même tendance le bénéfice annuel serait donc d'environ 9 milliards.
Si la Grèce faisait défaut et ne remboursait pas la BNP, son bénéfice ne serait plus que de 9-5 = 4 milliards, une misère.

Au lieu de cela, l'état français va emprunter sur les marchés, prenons pour hypothèse à la BNP, à 3% un montant de 3.9 milliards en 2010.
Puis il va prêter cet argent à la Grèce à 5% .
Donc la BNP est quasi assurée de voir la Grèce rembourser les 5 milliards de dette,en partie avec les 3,9 milliards qu'elle lui prête en 2010, de plus, dans cette hypothèse, elle va gagner 3% d'intérêt sur l'emprunt de l'état français. L'état français,pour sa part, va percevoir le différentiel c'est à dire 2%.
Résultat la Grèce rembourse une partie de sa dette en empruntant (!) et en enrichissant l'état français (magnanime...) et la BNP.
Franchement je préfèrerait que la Grèce fasse défaut et que la BNP encaisse ses pertes ( tout en faisant des bénéfices), après tout il y a des risques à prêter....

dimanche 28 mars 2010

climato-sceptique

Bravo le néologisme ! sceptique ou non le climat existe ... mais là n'est pas le débat.
La majorité des gens ne peuvent que suivre les experts dans cette affaire.
La planète se réchauffe-t-elle dangereusement à cause des gaz à effets de serre dont l'origine serait l'activité humaine ?
Comment le saurais je ? Un groupe de plusieurs centaines de spécialistes du climat ( le GIEC) dit oui, d'autres , moins spécialistes du climat ( Claude Allègre, Christian Gérondeau, Vincent Courtillot ...) disent non.
Ces derniers portent une lourde responsabilité. Affirmer que Kyoto, Copenhague étaient inutiles, qu'il faut laisser le développement économique suivre sa route comme avant, implique, en cas d'erreur, une tragédie à venir pour la planète, celle qu'a décrite le GIEC, migration des populations, impact sur la biodiversité, les maladies, les catastrophes naturelles, etc...
A l'inverse, si le GIEC se trompe, prendre des mesures pour limiter les rejets de CO2 et de méthane ne peut impliquer aucune tragédie planétaire, on assiste même à une prise de conscience généralisée sur la situation des ressources terrestres, la pollution et la biodiversité. Copenhague peut même apparaitre historiquement comme les prémisses d'un gouvernement mondial du partage des ressources.
Donc même si je ne puis prendre position scientifiquement pour l'un ou l'autre des deux camps, au moins suis je enclin à rejoindre ceux qui présentent le risque minimal.

vendredi 26 mars 2010

maîtrise

L'économie est elle maîtrisable ? Tel un fleuve puissant elle fraye son chemin, emportant tout sur son passage, loin de tout contrôle.
Certes lorsque le débit augmente ou se détourne, les sociétés tentent de réagir, consolidant ici, colmatant par là.
Mais au final rien ne dit que l'équilibre auquel tous aspirent, plein emploi, croissance infinie, existe. Fluctuation du chômage, évolution chaotique du PIB, voilà plutôt la norme.
Cet animal sauvage refuse d'être dompté.
N'y a t il pas erreur à penser que l'économie est au service de l'homme ? Résultante de son effort de survie et d'amélioration de sa condition, elle refuse d'être disciplinée. En particulier l'égalité n'est pas de l'ordre de l'économie. L'économie, le marché, c'est la compétition, la jungle, la ségrégation, l'inégalité.
Vouloir augmenter le PIB pour résoudre le chomage, c'est comme alimenter une machine à vapeur pour consommer de plus en plus de charbon: plus de gens sont impliqués pour ramasser le charbon et le brûler mais dans quel but ?
La distension du lien social, l'exclusion de pans entier de la société, le pillage des ressources naturelles, ne seront pas résolus par une augmentation du PIB.

samedi 13 mars 2010

ordre vital

Les tribus humaines, vues depuis une autre planète par exemple, exposent des comportements très ordonnés, qui tendent à éviter le chaos. Une partie de cet ordre provient des lois , de la justice, de la police l'autre partie de la morale.
Mais il n'empêche que ce sont des règles d'espece, qui n'ont aucune valeur en dehors de l'espece, sauf celle de la perpetuer.

mercredi 10 février 2010

écolier

Un écolier poignardé dans un collège du Kremlin Bicêtre, un autre dans le lycée départemental Adolphe Chérioux à Vitry. Il y a peu, des individus tirent au flashball au lycée départemental de Fresnes.
Il y a quelques années j'ai fréquenté un collège au Kremlin Bicêtre, peu après le lycée Adolphe Chérioux, j'ai également habité Fresnes.
Objectivement, il est difficile de croire que la violence n'augmente pas dans la société française...
Mais ici nous restons petits bras: cf Colombine et faits semblables ailleurs.

dimanche 31 janvier 2010

avatar

Nous avons tous vécu cette expérience. Un corps inutile, enfermé. Puis une liberté infinie dans l'espace, comme une nouvelle dimension qui s'offre à nous, un autre univers. Un apprentissage de la maîtrise de ce corps tellement dur à "habiter".
La rencontre d'autres êtres tellement étranges. La nuit peuplée de ses bruits effrayants. De temps en temps revenir, ne serait ce que par l'esprit, dans le monde précédent tellement plus familier, pour se rassurer.
Ces allers et retours entre la matrice maternelle et le monde extérieur, James Cameron nous les propose déguisés et même inversés. Le marine américain repète une naissance virtuelle dans un autre monde, sans sortir de son caisson, depuis lequel son esprit rejoint un autre corps, lequel baigne au début dans son liquide amniotique.
Cette dissociation corps-esprit culmine par l'utilisation d'exo-squelettes, dans lequel un être minuscule devient pilote tout puissant d'une une machine aux membres terrifiants.
L'intégration finale esprit-corps aura lieu pour une naissance définitive, à la fin du film, dans ce nouvel univers étrange, grâce à la femme sage, sans que le gentil marine n'ait plus à se réfugier dans le corps de sa maman.
Ce film remporte l'adhésion car il décrit le mythe des origines, le passage à l'espace. La 3D plonge le spectateur dans ce nouveau monde, par les affres de la naissance.

mardi 12 janvier 2010

abstraction

Abstraire, dont l'étymologie ramène à "enlever","séparer", consiste à isoler dans un objet une caractéristique, une propriété. L'abstraction nous attire donc dans le monde des idées.
La société reconnait la capacité d'abstraction comme un signe distinctif d'intelligence, pourtant je me demande si ce n'est pas une capacité naturelle de la mémoire.
Pour reconnaitre et cataloguer les objets les plus usuels, une chaise , une fourchette, l'esprit ne s'attache pas à mémoriser une fourchette ou un chaise précise,sa couleur, sa matière ou sa taille, autrement dit ses composantes matérielles mais l'idée de chaise ou l'idée de fourchette.
La reconnaissance d'un élément d'un catalogue, comme une fourchette dans l'ensemble de tous les objets "fourchette", passe par l'analyse de l'objet que l'on cherche à appréhender.
Cette analyse va extraire de l'objet ses caractéristiques principales : il sert à manger, il a des dents. Eureka ! les fourchettes ont cette caractérisque,mais attention les bouches également servent à manger et ont des dents ! En revanche ce ne sont pas des objets que l'on peut ranger ,et la bouche fait partie du corps, pas la fourchette, pas d'ambiguité.( une fourchette peut d'ailleurs se voir comme une bouche que l'on prolonge).
Sans fourchette abstraite je ne peux reconnaitre la fourchette concrete.
Sans processus d'abstraction la reconnaissance, l'identification seraient impossibles.
Combien d'abstration chacun d'entre nous effectue-t-il chaque jour sans le savoir?

jeudi 26 novembre 2009

la main fait elle partie de l'identité nationale ?

J'ai entendu, hier dans l'émission téléviséede Guillaume Durand, les arguments suivants à propos du fameux match France-Irlande:
- s'il fallait rejouer tous les matchs avec des erreurs d'arbitrage, ce serait sans fin au regard de la quantité de fautes assimilables à la main d'Henry.
- Le football n'a rien à voir avec la morale.
- La france n'a pas à s'excuser, l'état , le gouvernement n'ont rien à voir avec les règles footballistiques.
- Ce n'est qu'un jeu, ce n'est pas si important.

Reprenons maintenant les arguments entendus un par un :
- Ce n'est qu'un jeu, ce n'est pas si important.

Il faut reconnaitre le football comme un fait de société .
Il donne lieu, lors de la retransmission de la finale de coupe du monde à une sorte de communion de plusieurs milliard d'individus. Un sixième des habitants de cette planète regarde la même chose, au même moment, et espère la victoire d'une équipe sur l'autre. Des républiques s'enflamment et les citoyens régressent dans des comportements tribaux comme se peindre les couleurs nationales sur le visage. Les drapeaux ressortent ainsi que le vocabulaire guerrier. Les hymnes nationaux sont repris en coeur, la voix tremblante. L'équipe championne du monde est reçue par les plus hautes instances politiques, elle défile dans les lieux symboliques du pays.
La presse reconnait même au football, comme en 1998, à l'image de la mixité de l'équipe, des vertus d'intégration.
Ce "jeu" véhicule des sentiments intenses: amour , haine, violence, enthousiasme, joie, tristesse. Des gens sont morts dans, ou en dehors, des stades à cause de ce torrent d'affects. Un drame planétaire se joue dans une finale de coupe du monde.

Il constitue une économie à part entière: un marché de joueurs lors des transferts, des produits dérivés, vêtements, mascottes, gadgets, des places de stade survendues, un spectacle planétaire et des droits télévisuels de plusieurs centaines de millions d'euros pour les grands évènements. Des clubs sont côtés en bourse.
Les grands joueurs sont idolâtrés, leurs photos parsèment les murs des chambres d'adolescents, les plus petits s'échangent des cartes à leur effigie, des chansons sont composés pour eux. Comme de nouveaux dieux, leur icône apparait dans tous les magazines, ils posent nus, ils deviennent chanteurs, acteurs, sex symbols, modèles pour la jeunesse. Leurs membres inférieurs, tels des joyaux, sont assurés pour des sommes considérables.
Un jeu ? oui mais aussi beaucoup plus.



- s'il fallait rejouer tous les matchs entachés d'erreurs d'arbitrage, ce serait sans fin au regard de la quantité de fautes assimilables à la main d'Henry.

La qualification en Coupe du Monde intronise un pays dans la cour des grands.
Une élimination dans de nombreux pays est considérée comme une honte nationale.
Le problème dont nous parlons concerne l'équipe de "France".
La population s'identifie à une équipe, l'équipe représente la nation. L'Equipe de football fait partie de l'identité nationale.
Le président de la République assiste au match et délivre un message en fin de partie. Il s'affiche avec les joueurs en cas de succès.

Il n'est donc pas possible de comparer le football du dimanche joué dans toutes les villes de province, y compris les plus petites, sans autre enjeu qu'un classement dans une lointaine division , qui déjà invoque "l'honneur", avec le grand cirque de l'évenement mondial qui a lieu tous les quatre ans, où les pays de la planète s'affrontent dans la passion. Les enjeux ne peuvent être comparés.
S'il fallait rejouer des matchs qualificatifs leur nombre ne représenterait pas un obstacle.


- Le football n'a rien à voir avec la morale.

La morale permet de répondre à la question "que dois-je faire" ? Elle permet de mettre en oeuvre la liberté de choisir le bien contre le mal, le juste contre l'injuste, et délimite comme chacun aimerait que l'autre se conduise. Elle implique le désintéressement, une action ne doit pas être motivée par une récompense pour être morale.
Respecter les lois et les règlements ne va pas de pair avec une conduite morale.
Un individu respectant toutes les règles pourrait tout à fait être "un salaud légaliste", respectueux des lois mais passant son chemin en voyant une veille femme tombée par terre, ou trichant au jeu entre amis.
Les règles ou lois morales ne valent pas sanction officielle lorsqu'elles ne sont pas respectées.
Or, au football, que trouve-t-on ? Des humains, un "jeu", des règles. Nous sommes donc en présence des ingrédients avec lesquels la morale peut s'exercer. Le joueur peut se conduire "bien" ou "mal", de manière juste ou injuste, en respectant les règles ou non. Sa conduite peut s'inspirer de celle qu'il souhaiterait voir chez les autres, telle l'impératif catégorique énoncé par Kant.
Et ceci même s'il est, comme l'histoire de l'anneau de Gygès rapporté par Platon, invisible. La conduite morale doit s'éprouver dans l'hypothèse de l'invisibilité: que fais-je, invisible, dans un magasin ? est-ce que je vole et m'enfuit? est-ce que je m'abstiens de voler uniquement parce que c'est interdit par la loi ?
Le joueur qui n'est pas vu de l'arbitre se retrouve dans les mêmes conditions que Gygès, lui seul peut délibérer sachant qu'il ne sera, peut-être, pas vu et sanctionné.
Mais la télévision démultiplie cet effet: des millions de personnes regardent Gygès qui se croit invisible ou l'espère, et assistent à une tricherie, la fin justifiant les moyens, une main justifiant la qualification.
Une main volontaire, non sifflée, n'est pas juste, même si le résultat du match est légal, elle disqualifie l'adversaire honteusement. Peut-on souhaiter que tous les joueurs de Coupe du Monde s'efforçent de se conduire ainsi ? Evidemment non.
Le football a donc à voir avec la morale sous deux aspects,un aspect individuel: la délibération intérieure de chaque joueur quant au choix de ses actes, et collectif : l'exemplarité sur de jeunes esprits du choix du joueur, de sa morale , des commentaires des entraîneurs, des responsables du football et des politiques.

- La france n'a pas à s'excuser, l'état , le gouvernement n'ont rien à voir avec les règles footballistiques.

Les règles du football ne sont pas les lois du pays. Elles sont énoncées par des instances sportives internationales comme la FIFA.
Pourquoi l'état, le gouvernement, les hommes politiques s'en mêleraient-ils ?
D'une part par ce qu'ils sont manifestement concernés par le jeu et le résultat :
lourds investissements d'état pour organiser la Coupe du Monde, forces de police pour maintenir la sécurité, présence à la tribune "d'honneur" du Président, interview de celui-ci en fin de match, l'Elysée en cas de succès.
D'autre part parce qu'ils organisent la cité, la justice, l'égalité, si des jeux d'une telle importance mènent à l'injustice, à la colère, à la honte, peut être même à la violence, il doivent réagir.
D'autre part encore parce qu'il y a identification entre la nation et son équipe. L'image du pays, ses valeurs, peuvent être mise en cause.
Enfin parce que l'état, l'éducation nationale, positionne dans toutes les écoles le sport, et le football, comme formation de l'esprit, le courage, le fair-play, le respect de l'adversaire, comme autant de comportements à acquérir pour vivre dans ce pays.
Les hommes politiques ne peuvent pas changer les règles du football. Mais ils peuvent demander qu'elles changent, à défaut de s'excuser, au lieu de s'abriter, immoralement, derrière elles.

vendredi 20 novembre 2009

respect

Entre deux mi-temps de football,à la télévision, les spectateurs peuvent apprendre que ce jeu implique le respect de l'adversaire. Ce spot met en scène d'une part , du côté obscur, d'hideux siffleurs dans les tribunes, et d'autre part un jeune garçon, fairplay, qui explique ce qu'est le respect. En voix off, Philippe Seguin en remet une couche sur le respect.
Le sport se trouve souvent mis en avant pour ses valeurs éducatives, morale de l'effort et respect d'autrui, égalité de tous face aux règles, compétition mais respect de l'adversaire.
Mais quand des millions de spectateurs sont témoins d'une tricherie ( toucher le ballon de la main volontairement c'est tricher), alors que l'arbitre l'ignore, et que celle-ci permet la qualification en coupe du monde, l'exemplarité du sport se renverse, délivrant un message catastrophique.
Quand tout le monde se retranche derrière la règle, qui effectivement donne la victoire à la france, sans piper mot, l'entraîneur, le président de la république, le président de la FIFA, la morale en prend un coup.
Vous pouvez pratiquer toutes les tricheries que vous voulez, à partir du moment ou vous n'êtes pas pris : c'est la nouvelle morale officielle en France.
La légalité avant la légitimité, en foulant toutes les valeurs morales.
A verser au débat de l'identité Nationale.

jeudi 12 novembre 2009

débats

Si la démocratie pouvait s'enrichir fréquemment de débats, elle ne s'en porterait que mieux.
Penser l'identité nationale constitue un des débats interessants.
Mais pourquoi s'y limiter ? Ajoutons une réflexion sur le service public, par exemple l'égalité de tarification sur tout le territoire pour l'eau, ressource vitale.
Sur la poste,les transports, la justice: jusqu'où va la rentabilité par rapport à la mission.
Faut il fermer les petites représentations locales de ces administrations ?
Sur l'école, la santé, fonctionnent elles mieux avec moins de personnel ? Peux on toujours remplacer les humains ?
Quelle définition donnent les français du bonheur ?
Voilà quelques pistes, qui pourraient tracer le chemin de nouvelles actions politiques concrètes. En revanche, une foi définie l'identité nationale, je ne suis pas certain que des actes utiles puissent en découler.

mercredi 11 novembre 2009

baissons

Voici donc un ministre qui a déserté son camp, qui professe maintenant des idées opposées à son ex-parti, qui renvoie des afghans dans leur pays en guerre.
Ce qui me réjouit, c'est la possibilité qu'il puisse renouveler cette volte face dans le futur, et réintégrer son ancien parti.

mardi 27 octobre 2009

EPAD

j'ai rarement vu autant de mauvaise foi dans la vie publique française. Ni autant de cynisme. Jusqu'a un ministre déclarant que si le président "élu" n'était pas compétent dans la fonction "on l'aiderait"...
J'imagine un candidat à la présidence de la république faisant campagne avec de tels arguments.
Jusqu'au site slate.fr déclarant que l'ex candidat à la présidence de l'EPAD "aurait pu faire appel à la HALDE".
La HALDE n'aurait pu condamner le coupable, car celui qui au final a interdit au candidat de se présenter, donc a exercé une discrimination, est protégé pénalement par sa fonction.

dimanche 7 juin 2009

neant

Que serait la notion d'espace ou de distance dans un vide sans matière ? rien, l'espace repose sur l'idée de matière.
Que serait le temps dans ce même vide ? rien, le temps repose sur l'idée de matière.
Maintenant je rentre dans ce vide qui dès lors n'en est plus un. D'un coup je crée le temps et l'espace, grâce à mes propres molécules.